
L’armée
américaine devint le plus gros client de Coleman, dont les installations de
Wichita devaient produire sans relâche, pendant la Seconde Guerre mondiale, des
munitions pour la marine et des pièces de bombardiers B-17 et B-29. Mais sa
principale contribution à l’effort de guerre reste la mise au point du réchaud
dit « Coleman » destiné aux GI.
Le cahier des
charges semblait inconcevable : le réchaud devait être léger et pas plus gros
qu’une bouteille isotherme d’une pinte (un peu moins d’un litre) ; il devait
pouvoir brûler n’importe quel type de combustible et fonctionner à des
températures comprises entre -60 et 125 ºF / -50 et 50 °C. Moins de 60 jours
après le lancement des premières études, le prototype était au point. Et en
novembre 1942, 5 000 des petits réchauds Coleman accompagnaient les soldats de
l’armée américaine lors du débarquement d’Afrique du Nord. C’est à un autre
Coleman, Clarence, que l’on doit la réussite du déploiement industriel
nécessaire au respect des délais de production.
Les réchauds
fonctionnaient pendant deux heures avec 250 mL de carburant pour Jeep ou avion.
Ils connurent tous les champs de bataille d’Europe et du Pacifique et furent
omniprésents dans les tentes, les trous de tirailleurs et les bombardiers. Le
Los Angeles Times devait ainsi déclarer : « Nombreux furent les soldats qui
tirèrent d’un réchaud Coleman(md) la chaleur nécessaire à la poursuite de la
lutte ». Plus d’un million de ces réchauds furent produits au total.
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